Crédit photo : Miriam Castro
Le 24 mai dernier, au Centre Vidéotron, se tenait la grande célébration des 30 ans de diffusion de l’émission La Victoire de l’Amour sur les ondes de TVA. Pour l’occasion, plusieurs conférenciers étaient réunis afin de livrer des messages de foi, alors que la voix de plusieurs artistes a su porter la joie de l’événement.
Fondée par Sylvain Charron, La Victoire de l’Amour a pour mission de proclamer l’Évangile en diffusant des témoignages d’espoir et de lumière. Devenue au fil des ans un véritable espace de partage spirituel, l’émission met en valeur des parcours de vie inspirants et des paroles porteuses d’espérance qui invitent les téléspectateurs à se rapprocher de Dieu.
C’est donc un prolongement de cette mission que les participants ont pu expérimenter lors de l’événement, alors que plusieurs conférenciers sont montés sur scène pour raconter leurs épreuves et leurs rencontres bouleversantes avec Dieu. Ce grand rassemblement fut l’occasion de souligner non seulement la longévité d’une émission précieuse pour tant de croyants, mais aussi de rappeler que La Victoire de l’Amour ne se mesure pas qu’en nombre d’émissions – tout de même 9 218 en date de l’événement! – mais en vies touchées, sauvées, transformées.
Les participants ont entendu les paroles inspirantes de conférenciers tels que Sylvain Charron, l’aumônier de prison Stéphane Roy, Martin Larocque, le père Gauthier, Claire Jacques, Victor «le catho de service», David Bernard et sœur Angèle, ainsi que les notes émouvantes des artistes invités, soit Mélissa Bédard, Michèle Torr, Patrick Norman, Nathalie Lord et Guylaine Tanguay.
La présence de Dieu dans la vulnérabilité humaine
Loin de présenter un Dieu distant ou inaccessible, les conférenciers ont plutôt esquissé le visage d’un Dieu intime, qui accompagne l’être humain non seulement à travers son bonheur, mais aussi ‒ et peut-être surtout ‒ à travers ses blessures et les épreuves qu’il traverse. Sylvain Charron, fondateur de La Victoire de l’Amour, en est un témoin éloquent : il a rappelé que l’inspiration de l’émission lui est venue alors qu’il traversait une période de grande détresse. Il a toutefois choisi de croire qu’un projet enraciné en Dieu pouvait devenir une étape vers sa propre guérison et, par ricochet, vers celle de bien d’autres. Trente ans plus tard, force est de constater que cette intuition portait en elle une promesse de foi capable de rejoindre, d’accompagner et de réconforter chaque téléspectateur.
C’est aussi ce qu’a rappelé l’abbé Stéphane Roy, aumônier en milieu carcéral, en affirmant que Dieu ne réside pas dans une abstraction céleste, mais plutôt dans le cœur de ceux qui croient en Lui. «Dieu est ici parce que tu es ici», disait-il à la salle, soulignant ainsi que la présence divine accompagne tous les humains, même derrière les barreaux. Dans ces lieux particuliers, Dieu se fait proche par la foi de ceux qui l’invoquent. Il soutient les prisonniers, les relève, et leur offre un amour inconditionnel capable d’ouvrir un chemin vers une liberté intérieure : une liberté qui peut devenir transformatrice, profondément rédemptrice.
Et que dire de David Bernard, ex-boxeur, qui a senti la présence divine au plus fort du combat, lorsque son corps était à bout et que tout semblait perdu? Alors que son entraîneur lui suggère d’abandonner, il entend une voix
David, tu n’es pas seul, je suis avec toi. Je suis en train de te forger à travers le feu de l’adversité. Je t’enseigne le courage. Continue.
Porté par une foi nouvelle et une motivation renouvelée, David gagne son combat, car, il a affirmé, «ce n’est jamais à propos de comment ça commence, mais toujours à propos de comment ça se termine.»
Peu importe ce que nous traversons, nous ne sommes jamais seuls. Les conférenciers l’ont tous affirmé : Dieu nous aime, et Il est avec nous. Il n’attend pas que nous soyons forts pour se rendre présent. Il s’invite dans nos failles, nos tristesses, nos solitudes, non pas pour les effacer, mais pour y faire naître une lumière nouvelle. Ce principe est au cœur même de La Victoire de l’Amour, et c’est peut-être là sa plus grande victoire : rappeler à chacun que Dieu demeure une présence fidèle et aimante, plus forte que tout désespoir.
L’amour comme mission
S’il y a une conviction qui traversait tous les témoignages de cette journée de célébration, c’est bien que l’amour divin véritable, lorsqu’il est expérimenté et entièrement accueilli, ne peut rester silencieux. Par tous les moyens, il cherche à se dire, à se donner, à se transmettre. Il n’est pas seulement personnel, mais profondément universel : bien qu’intimement vécu, il cherche à dépasser les frontières du moi pour rejoindre l’autre, le monde, tous ceux qui en ont soif ‒ parfois même sans le savoir.
Plusieurs conférenciers ont raconté comment, après avoir été transformés par l’amour de Dieu, ils ont ressenti le besoin urgent de témoigner de cette présence qui les a bouleversés. C’est le cas du père Gauthier, qui a d’abord évoqué son passé de «bad boy» duquel il a été sauvé par la miséricorde de Dieu. Or, pour le conférencier, cette dernière ne s’arrête pas à la guérison intérieure. Elle envoie en mission. Selon le père Gauthier, être touché par cette miséricorde, c’est aussi être métamorphosé à un point tel qu’il devienne impossible de se taire. Il a alors ressenti en lui l’appel pressant de dire que cet amour est victorieux, qu’il change la vie, qu’il relève ceux qui sont à terre, qu’il guérit, qu’il sauve. Cette émission lui permet de répondre à cet appel et devenir porteur de la miséricorde qu’il a lui-même reçue, et ainsi de vivre pleinement un double rôle : celui qui répand l’amour, et celui qui en témoigne.
La foule a également pu entendre Victor «le catho de service», jeune croyant engagé sur les réseaux sociaux. Après avoir compris toute l’ampleur et la signification de l’amour divin, lui non plus n’a pu garder le silence. Constatant un manque de contenu catholique sur les plateformes numériques, Victor a ainsi choisi de prendre la parole en ligne. Il utilise désormais les réseaux sociaux comme un espace de témoignage, d’information et de transmission où il partage la joie qu’il a de croire en Dieu, dans l’espoir de rassembler d’autres cœurs autour de l’amour de celui-ci.
Au terme de l’événement, les participants étaient heureux, car ils venaient d’assister à un véritable festin spirituel : nourrissante autant pour le cœur que pour la foi.
À PROPOS DE SOPHIE ARCHAMBAULT ET MIRIAM CASTRO
Sophie est candidate au doctorat en études littéraires à l’UQAM. Elle aime explorer l’humain, la société et le sacré à travers l’écriture et la lecture. De son côté, Miriam, passionnée de voyages et de découvertes culturelles, elle a complété une maîtrise en communication à l’UQAM et dirige aujourd’hui la Fondation Père-Ménard. Elle cherche à cultiver un équilibre entre son engagement professionnel, la méditation active et les moments partagés avec ses proches.
Les opinions exprimées dans les textes sont celles des auteurs. Elles ne prétendent pas refléter les opinions de la Fondation Père-Ménard. Toutes les textes publiés sont protégés par le droit d’auteur.




