Paroles de dimanches

Joie au ciel, et colère sur terre. Ou l’inverse

Photo André Myre

Par André Myre

Paroles de dimanches

1 octobre 2025

Crédit photo : chutipon Pattanatitinon / Unsplash

Le chapitre quinzième de Luc (Lc 15,1-32) est un tout dont le contenu dit le sens de l’œuvre double que sont l’évangile et les Actes : un appel à la fraternité avec les marginaux et les étrangers (païens).

Les trois versets d’introduction créent le contexte permettant aux trois paraboles qui suivent de développer leur sens.

 

15,1 Tous les percepteurs de taxes et dévoyés étaient alors s’approchant de lui pour l’écouter. 2 Et les Séparés et les scribes grognaient, disant que celui-là accueille des dévoyés et mange avec eux. 3 Il leur dit alors cette imagerie, disant :

 

4 Quel humain parmi vous ayant cent moutons et en ayant perdu un ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert et ne part après le perdu jusqu’à ce qu’il l’ait retrouvé? 5 Et quand il l’a retrouvé, il le met tout joyeux sur ses épaules 6 et, une fois rendu à la maison, il appelle amis et voisins, leur disant :

Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé mon mouton, le perdu.

7 Je vous le dis, il y aura ainsi plus de joie dans le ciel pour un seul dévoyé qui change de vie que pour quatre-vingt-dix-neuf bonnes gens qui n’ont pas besoin d’un changement de vie.

 

8 Ou quelle femme ayant dix pièces de 200 dollars, si elle en perd une, n’allume une lampe, ne balaie la maison et ne cherche avec soin jusqu’à ce qu’elle l’ait retrouvée? 9 Et quand elle l’a retrouvée, elle appelle amies et voisines, disant : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce que j’avais perdue.

10 C’est ainsi, je vous le dis, qu’il arrive de la joie chez les messagers de Dieu pour un seul dévoyé qui change de vie.

 

11 Il dit alors :

Un humain avait deux fils. 12 Et le plus jeune dit à son père :

Père, donne-moi la part d’héritage qui me revient.

Il leur partagea alors son bien. 13 Et, peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout rassemblé, partit pour un pays lointain et il y gaspilla son avoir en menant grande vie. 14 Lorsqu’il eut tout dépensé, une grande famine arriva dans ce pays, et il commença à manquer de tout. 15 Et il alla se mettre au service d’un des citoyens de ce pays, lequel l’envoya dans ses champs y garder les cochons. 16 Et il aurait bien aimé se remplir la panse avec les écosses que mangeaient les cochons, et personne ne lui en donnait. 17 Revenant alors à lui, il se dit : Combien d’employés de mon père ont des pains en trop, et alors moi, ici, je meurs de faim! 18 M’étant levé, je vais aller chez mon père et lui dire : Père, je me suis mal conduit par rapport au Ciel et vis-à-vis de toi. 19 Je ne mérite plus d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes employés. 20 Et, s’étant levé, il vint chez son père. Il en était encore loin quand son père le vit, et fut pris aux entrailles, et, en courant, il se jeta à son cou tout en l’embrassant avec affection. 21 Le fils lui dit alors :

Père, je me suis mal conduit par rapport au Ciel et vis-à-vis de toi, je ne mérite plus d’être appelé ton fils.

22 Le père dit alors à ses esclaves :

Apportez vite la première robe et revêtez-l’en, et mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds. 23 Et amenez le veau engraissé, abattez-le, et bon appétit! faisons la fête, 24 c’est que mon fils que voici était mort et qu’il est revenu à la vie, qu’il était perdu et qu’il a été retrouvé.

Et ils se mirent à fêter.

 

25 Son fils le plus âgé était alors aux champs, et, lorsqu’en revenant il s’approcha de la maison, il entendit musique et chants de danse 26 et, ayant appelé un des serviteurs, il lui demandait ce qui se passait. 27 L’autre lui dit alors :

Ton frère est revenu, et ton père a abattu le veau engraissé puisqu’il l’a recouvré en bonne santé.

28 Il fut alors pris de colère et refusait d’entrer. Étant alors sorti, son père fit appel à lui. 29Ayant alors répondu, il dit à son père :

Voilà bon nombre d’années que je suis ton esclave, et je n’ai jamais transgressé une de tes directives, et jamais ne m’as-tu donné ne serait-ce qu’un chevreau pour manger avec mes amis. 30 Quant alors ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as abattu pour lui le veau engraissé!

31 Il lui dit alors :

Mon enfant, toi, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi. 32 Il fallait alors faire la fête et se réjouir, puisque ton frère que voici était mort et qu’il a repris vie, et que, perdu, il a été retrouvé.

 

 

Texte

 

Au verset 16, se remplir la panse cherche à rendre une version au langage pas très relevé que les copistes n’auraient pas voulu transcrire et ont dû modifier en «se rassasier». Au verset 29, le verbe «festoyer», venant du contexte, en est arrivé à remplacer l’original signifiant «prendre un repas», d’où manger.

 

Traduction

 

Imagerie (v 3). Le mot parabolè est au singulier malgré la suite des trois paraboles.

Pièce de 200 dollars (vv 8-9). Littéralement : «drachme», pièce de monnaie grecque valant une journée de travail, comme le denier romain.

Menant grande vie (v 13). Le verbe grec signifie que le jeune est dépensier et non pas débauché.

Se mal conduire (vv 18.21). Le jeune a «péché» au sens où il a forcé la main de son père et a dilapidé sa fortune. Il est certes écervelé, mais rien n’indique qu’il faille lui attribuer la conduite dépravée dont l’accuse l’aîné, une calomnie (v 30).

 

Matériaux utilisés

 

Luc a formé le passage à partir de textes tirés de Q et de L :

vv 4-10 = Q (voir Mt 18,12-14)[1]

vv 11-32 = L.

 

Éléments historiques

 

Pour le fond, les deux premières paraboles ont toutes les chances de remonter à Jésus, lequel cherchait à rendre compte de ses interventions auprès de gens marginalisés. Les scribes qui les ont mises en forme ont respecté le style lapidaire du Nazaréen, contrairement au conteur à tendance prolixe qui a composé la troisième. À sa façon, cependant, ce dernier auteur a bien rendu la tension que générait l’activité de Jésus, et même la «colère» des grands qui s’entendaient dire que, dans le régime de Dieu, ils perdraient leurs privilèges.

 

Traditions

 

1. Le texte de la Source que Luc avait sous les yeux devait ressembler à ceci :

 

Q 15,4 Quel humain parmi vous ayant cent moutons et en ayant perdu un ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans les montagnes et ne part après le perdu?

5 Et quand il l’a retrouvé, 7 je vous le dis, il éprouve plus de joie pour lui que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas perdus.

 

Le petit récit, à considérer d’un bloc, vise à normaliser le comportement de Jésus qui l’amène à fréquenter les marginalisés. C’est le fait de tout le monde : on est davantage préoccupé par le cas d’un proche qui, pour une raison ou l’autre, perd de vue la cible de sa vie que par tous les autres qui vont raisonnablement bien. Et quand l’autre retombe sur ses pieds, on en ressent plus de contentement qu’au souvenir du bien-être de tout l’entourage. Comme le bonheur de chacun est tributaire de celui de l’ensemble du groupe, il importe donc de ne laisser personne se perdre. Cette parabole est à mettre en lien avec la première parole de Jésus à ses partisans dans la Source : «Choyés les pauvres, […] les endeuillés, […] les affamés » (Q 6,20b-21). Les partisans de Jésus ne peuvent les laisser se perdre, et ils n’auront de joie que si, comme ce dernier, ils s’emploient à les rechercher et à les retrouver.

2. La deuxième parabole – de Q ou de L –, parallèle à la première, met cette fois une femme en scène[2]. Comme c’est un objet qui est perdu, le récit n’offre pas le même sens que la péricope précédente. Ce n’est donc pas l’intégrité d’un rassemblement humain qui est visé, mais la solidarité avec la femme énervée d’avoir perdu une pièce de monnaie, puis soulagée de l’avoir retrouvée[3]. Et c’est l’ensemble des femmes que celle-ci connaît qui sont interpellées à se réjouir avec elle (v 9). Cette femme, c’est la partisane de Jésus, laquelle a trouvé ce qui était perdu, et éprouve donc la même joie que ce dernier, joie partagée par ses consœurs.

Joie de la femme qui retrouve la pièce de monnaie perdue, joie d’un groupe humain solidaire, c’est tout un, mais ce n’est rien à comparer aux capacités du système de conduire les humains à leur perte et à fractionner la famille humaine. Aussi la seconde parabole se termine-t-elle sur la joie des anges. Les petites victoires ici-bas annoncent celle de l’instauration de régime de Dieu et la Joie qu’elle provoquera. Cette petite incursion dans le Ciel permet aux partisans et partisanes de Jésus de ne pas se laisser submerger par le stress de la perte, ou par la désespérance face à l’efficacité de la Machine à fabriquer des perdus.

3. La troisième parabole, l’une des plus célèbres de la tradition évangélique, a donné naissance à toutes sortes d’interprétations, beaucoup tournant autour du péché et du pardon. Pour la comprendre, il faut, même si elle est longue, la considérer dans son ensemble pour en saisir la ligne de fond sans en faire la somme d’une série de détails.

Vv 11-13a. La parabole traite de relations familiales entre un père et ses deux fils. L’homme est un propriétaire terrien, auquel le plus jeune déclare un jour qu’il veut avoir tout de suite sa part d’héritage. Comme celle de l’aîné est le double du cadet, le père, qui respecte la liberté de ce dernier, lui remet, en espèces ou autrement, le tiers de ses biens et il conserve la possession et l’administration du reste, lequel reviendra à l’aîné à la mort du père. Donc, un père heurté mais respectueux.

Vv 13b-21. Dans le temps comme dans l’espace, le jeune prend ses distances vis-à-vis de la ferme familiale; il s’en va à l’étranger, où il dépense tout de façon inconsidérée jusqu’à, déchéance ultime, être obligé de se mettre au service d’un maître païen, crevant de faim à garder les cochons, animaux impurs par excellence. Piteusement, il décide donc de revenir chez lui, reconnaissant s’être «mal conduit par rapport au Ciel et vis-à-vis de son père». Ici, il y a des choses à noter. D’abord, le langage même indique que le père de la parabole n’est pas le Parent du ciel. C’est un père humain, qui se conduit comme un père humain. Ensuite, le cadet reconnaît s’être mal conduit par rapport au Ciel, puisque, par sa demande initiale et son comportement honteux, il n’a pas suivi la directive divine qui lui enjoignait d’«honorer» son père (Ex 20,12). Ce faisant, il a proprement déshonoré ce dernier. Et, enfin, il faut remarquer qu’il n’a nullement conscience d’avoir heurté son frère en le laissant seul pour travailler aux champs. Donc un cadet, léger, inconséquent et narcissique.

Vv 22-24. Le père ne tient pas rigueur à son cadet, et le traite comme son fils en ayant le cœur à la fête.

Vv 25-30. L’aîné est en colère et se tient à l’extérieur de la maison (v 28). Il désapprouve le comportement de son père, lequel ne lui est pas reconnaissant pour sa fidélité à le servir, sans parler du fait qu’il détourne une partie de son futur héritage en organisant un festin pour le cadet que lui-même ne reconnaît plus comme son frère. Donc un aîné coupé de sa famille.

Vv 31-32. Le père, qui a toujours le droit de gérer son avoir comme il l’entend, est d’avis que la colère de l’aîné est sans objet puisqu’il héritera de tout à sa mort.

La parabole fait donc le récit d’une famille dysfonctionnelle, dans laquelle les tensions sont vives. Les partisans et partisanes de Jésus qui l’écoutent sont l’Église, laquelle est dans la même situation que le père de la parabole : refusant donc, d’un côté, de couper les liens avec le frère cadet, soit les étrangers ou païens) aux mœurs légères, et encourant de ce fait la colère de leur frère judéen qui ne se sent pas traité comme devrait être le peuple élu. Malgré tout, «il faut faire la fête» (v 32), puisque la réunion de la famille humaine est en train de s’accomplir.

 

Luc

 

Il est particulièrement intéressant de noter le travail rédactionnel de Luc dans le chapitre quinzième.

Vv 1-3. L’évangéliste commence par créer le contexte dans lequel il racontera les trois paraboles qu’il a l’intention d’utiliser. Il les situe dans la vie de Jésus, à un moment où les marginaux  s’approchent de lui pour l’écouter» tandis que les Séparés lui reprochent vivement son comportement. Sympathie d’un côté, «grogne» de l’autre, tension.

Vv 4-10. De façon inattendue, suivent deux récits qui sont des appels à se réjouir. Luc insiste sur la joie du berger Jésus qui avait perdu un de ses moutons et l’a retrouvé, appelant ses connaissances à se réjouir avec lui (vv 4-6). Sa réaction est typique de celle du Ciel, chaque fois qu’un être humain qui avait perdu son chemin le retrouve. Une joie qui est sans commune mesure avec celle provoquée par la fidélité courante de tous les autres (vv 7.10). Les deux paraboles, telles que Luc les a placées et interprétées, justifient donc le comportement de Jésus présenté dans l’introduction, tout en créant un contraste entre la joie du Ciel et la grogne des Séparés.

Vv 11-32. La troisième parabole parle d’elle-même, et Luc n’a eu qu’à rédiger deux versets pour en expliciter le sens (vv 24.32). Déjà, dans l’assemblée de Nazareth au début de l’évangile, Jésus avait annoncé que la bonne nouvelle était destinée aux pauvres (4,16-22a), ce qui causerait scandale (vv 22b-24), puis qu’elle serait étendue aux étrangers (vv 25-27), ce qui mit les auditeurs en colère (vv 28-29). Le chapitre 15 suit la même logique : le souci pour ceux qui sont perdus, tant  en Israël qu’à l’étranger cause des tensions, la grogne d’abord (v 2), la colère ensuite (28). «L’honorable Théophile» (1,3) doit s’en convaincre : la solidarité avec les marginaux indispose le régime en place, et celle avec la fraternité des étrangers met en colère le judaïsme en train de se former et de décider l’expulsion des judéo-chrétiens de ses rangs. Joie au ciel puisque le frère perdu ou mort – parce qu’exclu ou étranger – a été retrouvé et a repris vie; et colère sur terre puisque le perdu ou le mort a recouvré sa dignité et sa vie d’être humain, ce qui indispose le système inhumain.

 

Ligne de sens

 

Comme le chapitre quinzième de Luc rappelle la ligne de fond de l’évangile et des Actes, il convient de chercher à en bien tracer le sens. Il y a de l’émotion dans ces péricopes : grande joie au ciel, et grande colère sur terre. Les deux ordres de réalité ne se comprenant pas, il y a donc de fortes tensions ici-bas où se passe l’action.

1. Aux yeux de l’évangile, il importe que quiconque le lit œuvre à l’unité de la famille humaine divisée. Selon les trois paraboles racontées dans le chapitre, les marginalisations de tous genres sont inacceptable, qu’elles qu’en soient les raisons. L’évangile ne se demande pas si c’est par leur faute qu’il y a des laissés pour compte. Il ne se range pas du côté des bons pauvres, des beaux marginalisés ou des malades sympathiques à l’exclusion des pauvres fraudeurs, des marginalisés asociaux ou des malades irresponsables. Le cadet de la troisième parabole n’est pas sympathique, il ne sait pas vivre, il ne pense qu’à lui et il n’a aucune empathie pour son père ou son aîné. Pourtant, son père ne l’accueille pas parce qu’il serait devenu un autre homme, mais pour la simple raison que c’est toujours son garçon, si sociopathe soit-il. Le père ne dit pas au plus jeune que, puisqu’il a péché, il lui pardonne; il ne lui déclare pas qu’il est beau, qu’il est fin, qu’il est adorable. Il lui fait la fête parce qu’il est son père, et que l’autre est son fils, une famille divisée étant chose inacceptable.

2. Le chapitre témoigne aussi d’une autre division, beaucoup plus large, entre Israël, le peuple élu, et le reste de l’humanité qui lui est étranger. Or, comme la famille humaine est une, aucun privilège qui tendrait à la diviser ne tient, quel que soit son ordre de réalité, même religieux. Aux yeux du Ciel, il n’y a pas la bonne religion, et les autres. Ni le peuple qui a le droit de massacrer tous les autres pour les exclure de la terre qu’il possédera à jamais. Il y a joie au Ciel quand quiconque se réclame de lui, peuple ou religion, œuvre à l’unité de la famille humaine sur une planète respectée. Malheureusement, il y a toujours colère sur Terre d’apprendre que le Ciel n’a cure des privilèges que s’octroie le système, qu’il s’agisse de ceux d’un peuple élu ou d’une Église qui se proclame seule vraie religion. Qui s’élève sera abaissé. Joie et grogne.

3. La lecture que fait l’évangile de ce que « vivre » signifie quand on a fini par «trouver» son chemin est tellement scandaleuse qu’en Église on fait de la troisième parabole un récit qui traite du pardon des péchés, compris au sens traditionnel. Le récit inviterait donc le pécheur individuel, conscient d’avoir manqué à l’une ou l’autre règle de conduite fixée par l’Église, à faire une humble démarche afin de recevoir le pardon d’un Père miséricordieux prononcé par un officiel qui a reçu le pouvoir de le faire. Silence sur la rencontre des marginalisés, et sur les efforts à faire dans la ligne de l’unité de la famille humaine. Ça pleure au ciel.

 

Notes :

 

[1] Les deux paraboles du mouton et de la pièce de monnaie perdus ont été composées séparément mais très tôt racontées ensemble. Elles pourraient avoir toutes les deux fait partie de Q. Matthieu, cependant, on ne sait trop pourquoi, aurait laissé la seconde de côté. Luc, pour sa part, s’il n’a pas trouvé cette dernière dans Q, l’a tirée de L, comme la suivante sur les deux fils.

[2] Même parallélisme homme-femme en Lc 13,18-21.

[3] Les commentateurs ont tendance à dire que la drachme perdue avait peu de valeur, mais rien dans le texte ne le laisse entendre. C’est même aller à l’encontre du sens du récit que de dévaloriser ce dont la femme se soucie.

 

À PROPOS D’ANDRÉ MYRE

André est un bibliste reconnu, auteur prolifique et spécialiste des évangiles, particulièrement de celui de Marc. Il a été professeur à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal. Depuis plusieurs années, il donne des conférences et anime des ateliers bibliques.

 

Les opinions exprimées dans les textes sont celles des auteurs. Elles ne prétendent pas refléter les opinions de la Fondation Père-Ménard. Tous les textes publiés sont protégés par le droit d’auteur.

 

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