Du cœur à l'action

Célébrations, retrouvailles et projets porteurs d’espoir

photo Miriam Castro

Par Miriam Castro

Du cœur à l'action

10 décembre 2025

Dans la photo : Le spectacle de Privelito a enchanté petits

et grands lors de la Journée de l’Enfant au Foyer CIMA

Du 10 au 27 août dernier, j’ai eu le plaisir de me rendre au Pérou afin de faire une mission de suivi de projets achevés, en cours ou éligibles à l’appui de la Fondation Père-Ménard.

Il était initialement prévu que je me rende au Venezuela pour rencontrer l’équipe qui rend possible l’organisation d’une cuisine communautaire dans la paroisse Saints-Apôtres à Los Teques, située dans l’État de Miranda, au bénéfice de familles vulnérables. Cependant, la grève qui débutait chez Air Canada a rendu cette destination impossible.

Malgré un début compliqué, cette mission a été une belle expérience qui s’est déroulée dans un climat de fraternité et d’ouverture d’esprit. Elle m’a permis de saisir pleinement les défis et les attentes sur le terrain, une compréhension qui serait restée inaccessible si on se fie uniquement aux rapports écrits.

 

2025, l’année ménardienne

 

J’ai participé aux derniers jours des célébrations marquant le 25e anniversaire de la reconnaissance de la Société des Missionnaires des Saints-Apôtres en tant que communauté de droit pontifical. L’une de ces journées festives s’est déroulée au Collège Winnetka, à Chaclacayo, où les élèves du secondaire ont présenté des performances artistiques — danse, musique et théâtre — mettant à l’honneur la richesse de la culture péruvienne.

Le lendemain, une messe solennelle a été célébrée à Villa La Paz, lieu emblématique de l’œuvre des Saints-Apôtres dans la région de Lima, présidée par Mgr Isaac Martinez Chuquisana, évêque de Cajamarca. Aux côtés d’un groupe d’une vingtaine de laïcs venus de Bogotá, des missionnaires du Pérou, de la Colombie, du Cameroun et d’Indonésie se sont rassemblés pour prier, rendre grâce pour la fraternité qui les unit, invoquer la paix dans le monde et renouveler leur engagement au service de l’Évangile. Cette belle cérémonie a été suivie d’une pachamanca, un plat traditionnel des Andes qui consiste à cuire des aliments (viandes, pommes de terre, pain de maïs, etc.) dans un four creusé dans la terre, à l’aide de pierres chauffées.

Accompagnée de quelques laïcs venus de Colombie, je me suis rendue au Hogar San Pedro pour visiter les résidents et partager un moment fraternel avec eux. J’y ai reconnu plusieurs visages familiers, comme ceux de Bosco, Maria, Maxdonio et Diego. J’ai appris avec tristesse le décès de Danielita et de Joaquin, qui se reposent désormais dans la paix de Dieu, après avoir traversé tant d’épreuves. Mais mon cœur s’est aussi réjoui en apprenant que la famille de Cristina était venue la chercher, lui permettant enfin de retrouver la chaleur de son foyer. Un signe d’espérance, au cœur même de ce lieu d’accueil et de foi.

 

Foyer CIMA, un centre écoénergétique

 

Le 17 août, j’ai eu la joie de participer à la Journée de l’Enfant au Foyer CIMA (Centre d’intégration pour mineurs abandonnés), un lieu qui accueille des enfants et des adolescents vivant avec des problèmes de comportement ou de consommation.

L’ambiance était festive et remplie d’énergie : un mini-marathon et un match de soccer ont rassemblé les jeunes dans une belle atmosphère de camaraderie. Une vente de nourriture préparée avec soin, ainsi qu’une vente d’artisanat réalisé par les jeunes eux-mêmes, ont permis de récolter des fonds pour soutenir les activités du centre. La musique, jouée par le groupe Waira Marka, formé d’enfants du foyer, a accompagné la journée avec des chansons traditionnelles et modernes qui ont mis tout le monde dans une ambiance joyeuse. Mais le moment fort a sans doute été le spectacle de Privelito, un clown autrefois résident du foyer. Avec beaucoup de tendresse, d’humour et de générosité, il a su émerveiller les enfants et toucher le cœur de leur famille. C’était un bel instant d’humanité, de joie partagée, et d’espérance !

Cette visite m’a permis de voir plusieurs projets écoénergétiques innovants mis en place pour favoriser l’autosuffisance et le respect de l’environnement. Deux biodigesteurs transforment les déchets organiques de la ferme en biogaz, utilisé ensuite pour la cuisson des repas — une manière efficace de réduire la dépendance aux énergies fossiles. En complément, des panneaux solaires alimentent le centre en électricité, ce qui permet de réduire la facture énergétique de plus de 40 %. Ces initiatives reflètent un engagement concret en faveur du développement durable et encouragent, au quotidien, des gestes plus responsables.

 

Projets d’eau sur la côte pacifique

 

La mission s’est achevée par une visite des projets d’accès à l’eau potable sur la côte pacifique, dans les régions arides de Lima et de La Libertad, en compagnie d’André Franche et de l’équipe péruvienne des Ailes de l’Espérance. Ces zones, caractérisées par un climat sec avec très peu de précipitations, connaissent des hivers doux et des étés chauds. J’ai accompagné l’équipe lors de l’inauguration de toilettes pour une école maternelle à Nueva Esperanza, ainsi que d’un nouveau réservoir d’eau à Rio Seco. Nous avons également procédé à la vérification du bon fonctionnement des systèmes déjà installés. Enfin, nous avons évalué la faisabilité de nouveaux projets à Santo Domingo, Las Torres Borja et Chacrasana.

Vue sur le village de Rio Seco depuis le sommet du réservoir d’eau récemment inauguré.

 

J’ai été heureuse de constater que les projets d’accès à l’eau transforment profondément la vie des communautés, en particulier celle des femmes. Ces initiatives leur permettent de développer des compétences en gestion et en leadership, de renforcer leur estime de soi et de s’épanouir dans des rôles de responsabilité. Par exemple, Veronica, diplômée en comptabilité et originaire de Rio Seco, collabore avec les Ailes de l’Espérance depuis quatre ans. Elle accompagne les communautés à chaque étape des projets — avant, pendant et après leur mise en œuvre — afin de s’assurer que les comités d’eau potable soient correctement formés. Elle a notamment conçu une formation de base en gestion, adaptée au niveau de connaissances des membres des comités, composés majoritairement de femmes. Grâce à cet accompagnement, ces comités sont aujourd’hui en mesure d’assurer une gestion rigoureuse des fonds collectés ainsi qu’un entretien efficace des installations.

J’ai également identifié le village qui bénéficiera du soutien financier de la Fondation Père-Ménard pour la mise en place d’un projet d’eau potable en 2026. Je vous en parlerai plus en détail dans un prochain bulletin. Chers bienfaiteurs, je vous remercie de tout cœur de soutenir la mission de la Fondation Père-Ménard dans le monde et de faire partie du succès des projets qui améliorent la qualité de vie de communautés entières.

 

À PROPOS DE MIRIAM CASTRO

Passionnée de voyages et de découvertes culturelles, Miriam choisit de s’établir au Québec. Titulaire d’une formation en administration philanthropique et en gestion de projet à l’HEC Montréal, ainsi que d’une maîtrise en communication de l’UQAM, elle occupe depuis plus de treize ans le poste de directrice générale de la Fondation Père-Ménard. Lorsqu’elle n’est pas en train de courir pour faire sa méditation en mouvement, elle aime lire, regarder des films et des séries ou partager un bon repas avec les gens qu’elle aime.

 

Les opinions exprimées dans les textes sont celles des auteurs. Elles ne prétendent pas refléter les opinions de la Fondation Père-Ménard. Tous les textes publiés sont protégés par le droit d’auteur.

 

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